Chapitre 1 - Chapitre 2 - Chapitre 3

CHAPITRE I

L’histoire de tous les motards commence à 14 ans (enfin, un peu avant), quand ils ont enfin l’autorisation d’utiliser légalement le cyclo maternel sur la route sans se cacher. Pour moi, c’était une Motobécane 49,9cc , vite suivi d’un 104 Peugeot.
La deuxième étape se situe à 16 ans, quand il devient possible de posséder une 125cc (Passe d’abord la licence, tu verras après...). Je suis donc réellement devenu un motard à cette date, chevauchant fièrement un élégant, magnifique, extraordinaire 125 VESPA. Peinture bicolore (bleu et beige), pare-brise, porte-bagages : plus d’une s’est laissée séduire par la belle allure de l’équipage... On peut dire ce qu’on veut, le Vespa sera toujours le Vespa, surtout entre 16 et 18 ans.
Bon, les copains, eux, n’avaient pas perçu toute cette poésie et roulaient sur des motos assez ordinaires que je pilotais parfois, sans conviction. J’ai pu ainsi essayer :

- 125 Terrot (increvable)
- 125 Peugeot
- 500 BSA Goldstar (so british !)
- some BMW
- 750 (?) Rattier
- 800 Gnome Rhone attelé (juste assis dessus/just sat on the saddle...)
- Yam 500 XT

...et j’en oublie sans doute. Pour leur faire plaisir, j’ai même eu une 125 Monet Goyon, et une 125 Motobécane (3 vitesses, levier au réservoire).

18 ans : fin du premier chapitre avec mon premier flat-twin : une 2CV ("passe d’abord le permis voiture.....")

CAGIVA 125 PLANET

CHAPITRE 2

 

Vingt ans après, une compagne, 4 enfants, un métier, une maison et...un raton laveur. Tout pour être heureux, en somme. Tout sauf un tas de petites choses qui font que la vie ne s’arrête pas. L’été, quelques souvenirs nostalgiques (les bons souvenirs sont toujours nostalgiques). Un petit rien d’abord, le volant qu’on commence à tenir comme un guidon, les virages dont on apprécie l’esthétique de la courbe et du revêtement, la petite accélération pour redresser la mo..euh..la voiture , une musique de fond qui s’impose petit à petit : “Born to be Wiiiiiiiild”. Il me faut une moto, maintenant, tout de suite !
Sans permis, le choix est limité et la première a donc été une très vieille 125 Yamaha DTF (Mai 98)
Quelques mois après, toujours insatisfait, et à l’occasion d’un énième règlage sans effet chez le mécano, je découvre une 125 Cagiva Planet : une pure merveille. Le précédent propriétaire la revend après 15 jours (vu le prix c’est osé !!) sous prétexte de sa taille et de l’inadaptation d’une certaine partie de son corps avec avec le réservoir (une vague histoire de cacahuètes). Une affaire ce roadster ! Débridé, bien sûr (une évidence pour le vendeur qui le propose aussi à tous les ados qui lui achètent un 49,9cc !!!!). Les motards commencent à me faire un petit signe sur la route, mais ça ne suffit toujours pas : il me faut le permis, ça ferait quand même plus sérieux. L’idée mûrit durant l’hiver et se concrétise au printemps (Juin 99, je suis un très jeune motard ).
J’ai laissé de côté les BMW (mon choix initial, mais beaucoup trop chères) pour regarder du côté des 600 XJ (celle du permis), 900 XJ (une bonne GT à cardan), Honda 500 CB (un bon début, increvable), 650 Strada (des BMW quand même), révisant petit à petit mes aspirations à la baisse, aucun commercant ne voulant me reprendre la Planet (à un prix correct). Finalement, j’ai fait affaire avec le concessionnaire Suzuki et Cagiva qui a accepté du bout des lèvres le marché ( et qui a revendu la Planet 15 jours après beaucoup plus cher !!!). L’élue était une Suzuki VX800, achetée uniquement parce qu’elle n’était pas chère (30.000Fr), n’avait que 13000 km, était de Septembre 97 et avait un cardan.
Et aujourd’hui je ne regrette rien ! C’est une moto peu connue, que Suzuki ne fabrique hélas plus. Brave, vaillante, d’un entretien peu coûteux, un couple généreux, un beau VTwin (le même que l’Intruder), un cardan, une bonne autonomie, juste la puissance nécessaire : ce qu’il faut pour rouler sans soucis.
Comme j’aime l’aspect GT (et pas du tout le côté sportif), j’ai ajouté un grand pare-brise (National Cycle ), une paire de valises Givi 36l et, plus récemment, un top case Givi de 45 l. Tout a été trouvé d’occasion et l’ensemble m’a coûté 1700 Fr !

Ready for the Ken Rally
Windshield and 2 Givi 36l boxes
La touche finale GT est assurée par un carénage qui, lui, a toute une histoire que je ne me lasse pas de raconter (voir la page mailing list). C’est un carénage anglais, un Tempest, qui m’a été donné par Brian (“Fisher King” Brian) et monté sur la machine par Steve (“jigging Doc” Steve) que je ne remercierai jamais assez.
J’utilise très souvent la VX pour aller travailler et je n’ai pas l’intention de changer de moto dans l’immédiat, même si certaines (Triumph Trophy par exemple) ne me laissent pas indifférent.
Je reste un petit motard (un voyage en Bourgogne, un autre en Angleterre), je ne suis pas un bon mécano, mais j’ai vraiment du plaisir à rouler, parfois juste pour l’esthétique d’un virage. Au delà, cette VX m’a apporté aussi des tas d’amis dans toute l’Europe. Mais ça, c’est l’histoire de la mailing list
Mais la vie, de la bête et de l'homme, ne s'arrête pas là. J'ai déjà modifié quelques bricoles (rien de bien grave malgré tout). Pour l'heure, en cet Avril 2001 pluvieux, j'envisage de repeindre le carénage. Il est d'ailleurs chez le peintre carrossier. En attendant qu'il ait fini, j'ai remis le petit Cowling sur les fixations du Tempest. Pas très esthétique, mais ça permet de rouler... Voici l'état de la machine :

Mais depuis le 20 Avril, le carénage est repeint et reposé sur la moto. Voyez la bête de face, de profil, de l'arrière, et même

avec Emile et son vélo. . J'ai aussi réhaussé un peu le pare-brise.... (à revoir, mais efficace)

 

 

 

 

CHAPITRE III

Nourrissant toujours un vieux rêve de GT (type BMW) mais redoutant les prix exorbitants de certaines (type BMW), j'ai finalement craqué, dans une période très douloureuse, pour une Kawasaki 1000 GTR.

Ce n'est pas la fin de l'histoire, c'est une autre histoire